KIENTZHEIM

 
 
 
Cette œuvre lithique représente la scène de la passion quand juste avant d'être arrêté, le Christ prie, alors que ses disciples ne peuvent résister au sommeil. Elle est située près de la chapelle et est adossé aux remparts. Elle pourrait dater du 18ème siècle.
 
 
Le jeudi 7 août 1466, avant les Vêpres, au moment où la cloche sonnait deux heures ou peu après, se trouvaient, dans l'église inférieure Ste Régule de Kientzheim, les statues de Notre Dame et de St Jean. Ces statues avaient été transportées de l'église de Sigolsheim vers Kientzheim pour être en sûreté, après que, le lundi précédent, la dite église de Sigolsheim eut été pillée, brûlée et dévastée par le Noble Seigneur Jean Wild-Grave et Sous-Bailli de l'Empire en Alsace… Les témoins ont vu que des deux yeux de l'une et l'autre images sortaient des larmes comme de l'eau fraîche, et que ces larmes leur découlaient sur les joues, jusqu'au cou et le long de la gorge, de manière perceptible, visible et évidente.
 
 
 
 
Les ex-voto représentent souvent les personnes qui ont eu leurs voeux exaucés tel qu'une guérison suite à une maladie ou un accident, une maternité, un retour de guerre en bonne santé.
 
 
 
 
 
 

Eglise Notre Dame des Douleurs

 
église paroissiale Notre-Dame-des-Douleurs,dite autrefois église haute, ayant également servi de sanctuaire aux clarisses établies entre 1271 et 1282 à Kientzheim. La date de construction de l' édifice primitif est inconnue. La partie orientale de l' église est considérée comme remontant à la 2e moitié du 13e siècle. Elle abrite une petite chapelle côté nord, demi-enterrée, ornée d' un saint Michel pesant les âmes, qui a probablement servi de chapelle funéraire. Elle est souvent appelée ossuaire à cause des ossements découverts sous le sol (mais un ossuaire existait dans le cimetière, au sud de l' église) . Ayant servi de sacristie au 18e siècle elle est aussi dite ancienne sacristie. La nef qui conserve des baies gothiques (redécouvertes lors d' une restauration récente) fut sans doute reconstruite au 14e ou début du 15e siècle. La tour-choeur, remaniée ou partiellement reconstruite à l' époque gothique, portait, selon Kraus, sur la clé de voûte du choeur un millésime dont les 3 premiers chiffres restaient lisibles : 141. Le curé Furlen fit agrandir l' église et renouveler le mobilier entre 1722 et 1726. La nef fut prolongée vers l' ouest, surhaussée et pourvue de nouvelles baies. L' église fut reconsacrée en 1760 par l' évêque de Bâle. Une nouvelle sacristie, de style néo-gothique, fut érigée au sud, en 1896-97, selon le projet de l' architecte Charles Winkler qui refit également le portail occidental et découvrit au nord, sur le mur de la chapelle, des peintures murales qui furent reproduites et photographiées. La célèbre Danse macabre, en revanche, qui ornait le mur du cimetière au sud de l' église (connue par une description détaillée) disparut avec la suppression du mur en 1860. La tour-choeur, fendue et en mauvais état, fut entièrement démontée et reconstruite à l' identique en 1953-54. La sacristie de Winkler fut reconstruite en 1952. description : Eglise orientée comportant une nef à 1 vaisseau plafonné et un choeur sous clocher, voûté d' ogives. Au sud, sacristie moderne ; au nord, couloir voûté en berceau, orné de peintures murales médiévales, donnant accès au nord à un escalier extérieur et à l' est à une salle carrée enterrée, voûtée d' ogives sur culots avec clé sculptée d' une tête de Christ à nimbe cruciforme. Peinture murale médiévale sur le mur ouest. Sur le mur extérieur nord peintures murales refaites. Dans les murs extérieurs de la nef petites fenêtres et grandes portes en arc brisé chanfreiné, murées. Dans la tour (avec flèche) fenêtres à 2 formes, en arc brisé, surmontées d' occuli. Portail occidental en arc surbaissé avec date (moderne) 1722 dans un encadrement à pilastres et fronton.
En 1517, Holbein a créé une fresque de 31 tableaux représentant une allégorie de la mort. Les tableaux ont disparu avec le temps. Quelques fresques restaurées en 1977 figurent encore sur le mur nord de l’Eglise. Sur la droite, un grand tableau évoque les trois morts et les trois vifs faisant allusion à une légende bien connue du Moyen-Age. Trois personnages, un prince, un doc et un comte croisent sur leur route les cadavres de trois ecclésiastiques les exhortant à la repentance par ces mots : Tel je fus comme tu es, et tel que je suis, tu seras. Richesse, honneur et pouvoir sont dépourvus de valeur au moment du trépas. Ensevelir les morts Visiter les prisonniers ... Ecoutez, maîtres et vous, valets, Accourez tous, hommes et femmes, Jeunes ou vieux, beaux ou laids, Vous entrerez tous dans cette danse … … toi aussi belle créature. A gauche, les six tableaux plus petits illustrent les œuvres de miséricorde que doivent accomplir les croyants s’ils veulent obtenir le salut. Nourrir ceux qui ont faim Visiter les malades Donner à boire à ceux qui ont soif Accueillir les hôtes
 
A gauche, les six tableaux plus petits illustrent les œuvres de miséricorde que doivent accomplir les croyants s’ils veulent obtenir le salut.
 
 
Pierre tombale Lazare de schwendi Né en 1522 à Mittelbiberach en Souabe, Lazare de Schwendi s' illustra par une carrière militaire et diplomatique vouée à l' Empire. En 1563, il acquit des Lupfen la seigneurie de Hohlandsberg dont Kientzheim était le chef-lieu ; dès lors il fit reconstruire en grande partie la résidence des Lupfen à Kientzheim et s' y installa. Il contribua alors à l' essor de cette ville. Le 27 mai 1583, il décéda dans son château de Kirchhofen, dans le pays de Bade et fut enterré, selon son voeu testamentaire, en l' église paroissiale de Kientzheim, sous un monument portant son effigie et ses armoiries. La destruction partielle de cet important monument remonte peut-être à la Révolution, on sait en effet que les deux monuments des Schwendi furent alors descellés afin d' être enfouis au cimetière ; il est possible qu' à cette occasion seule la partie la plus importante du monument de Lazare, l' effigie, ait été mise à l' abri des dépradations. Une destruction plus ancienne n' est toutefois pas à exclure car le monument ne se trouvait déjà plus à son emplacement initial en 1722. Monument incomplet (bord non travaillé, absence d' inscriptions, encoche sous la poignée de l' épée...) en grès rose : sur une dalle, effigie en haut relief du défunt présenté en chevalier (l' armure ciselée de Schwendi était conservée en 1888 dans la collection impériale et royale Ambras à Vienne), debout, bâton à la main, heaume déposé à ses pieds. L' intérieur de l' arc devant lequel est placé le personnage est orné de motifs à ferronneries en méplat, également présents dans les écoinçons au-dessus de l' arc avoisinant un décor floral.

Quelques photos

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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